« La nuit artificielle »

Tag: Ingmar Bergman

Arnaud Desplechin : « là où ça fait peur »

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« Notes lacunaires » d’Arnaud Desplechin pour la préparation de Rois & Reine (France, 2005)

« Le pari du film tient dans l’idée que la plupart des films psychologiques offrent de faux sentiments en spectacle. Ou des sentiments mièvres. Tièdes ou faux, ces films ne donnent pas une impression d’action. Même obscénité, mêmes clichés dans les films d’Haneke ou dans la mièvrerie française. Dans le premier cas, fascination facile pour une cruauté fantasmée ; dans le lot commun, cet appétit incompréhensible pour un monde mou. Lire la suite »

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Smoking / No Smoking

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Gravity, d’Alfonso Cuarón

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Qu’est-il encore possible de dire sur Gravity après l’avalanche critique à la sortie du film ? Avant d’aller à l’analyse (ce que la presse a plus ou moins habilement tenté de faire) il faut revenir à l’impression du spectateur. Cela permettra d’enrayer ce qui risque de se produire avec un film de ce genre : que le public, sortant de la salle, se rappelle ce qu’il a entendu, ou qu’il lise des choses qui ne correspondent pas à la sensation que le film a provoquée en lui. Ce risque est très grand aujourd’hui tant les articles et émissions en tous genres ne s’attachent qu’à certains aspects du films importants mais partiels. En sortant d’une salle de cinéma, et même pendant un film, la pensée n’est pas encore ramifiée : il n’y a pas dans notre tête de longs développements analytiques mais une ou deux sensations, parfois nuancées mais toujours relativement simples. Lire la suite »

Fanny et Alexandre, d’Ingmar Bergman

ETRANGE FAMILIARITE

Fanny et Alexandre, I.Bergman, 1982Au festival Lumière de Lyon, Emmanuelle Devos présentait cette semaine Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman. Elle s’inscrivait dans la tradition du festival qui veut que ce soit des personnalités n’ayant ni réalisé, ni assisté, ni joué dans les œuvres projetées qui viennent les présenter. Cette formule trouvait cette fois avec la comédienne du récent Temps de l’aventure (J.Bonnell, 2013) une pertinence particulière. N’ayant rien à voir avec Bergman, elle ne pouvait parler que de son expérience de spectatrice, c’est-à-dire de notre expérience à tous. Or Fanny et Alexandre est d’abord un film pour simples spectateurs, je veux dire pour tous ceux qui auront goûté quelques films avant d’entrer dans cette salle-ci. Le seul aspect que j’évoquerai ici est le pouvoir de fascination qu’exerce le film sur le spectateur, fascination née de l’actualisation de tout un héritage (de toute une mythologie ?) de cinéma.
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