« La nuit artificielle »

Tag: Alfred Hitchcock

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Jacques Rancière sur Jean-Luc Godard, Hitchcock et Vertov.

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Hitchcock / Vertov / Godard

(à partir de « Le vertige cinématographique : Hitchcock-Vertov et retour », Les Ecarts du cinéma de Jacques Rancière)

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House of cards – saison 3

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La fin de la troisième saison de House of Cards confirme que le personnage central n’est pas Frank Underwood mais bien le couple qu’il forme avec Claire, sa femme (ce dont certains épisodes permettaient de douter). Et c’est d’ailleurs cela qui sauve la série. L’intrigue intime permet de contrebalancer le flot potentiellement ininterrompu de sous-intrigues (géo-)politiques qui résulte de l’accession à la présidence, des sous-intrigues loin d’être toujours d’un grand intérêt (voir le début de saison centré sur les relations russo-américaines). A mesure qu’avance la présidence Underwood, le cœur de l’intrigue s’intériorise, ce qui permet de maintenir un intérêt équilibré entre les deux personnages centraux. Si on regarde de près, on découvre d’ailleurs que, dans cette saison, les personnages qui entourent le président et sur lesquels se focalise l’intrigue sont des personnages plus riches d’affects que de force motrice, de capacité d’agir : c’est vrai de Doug Stamper, qui passe l’essentiel du temps à se remettre physiquement et psychologiquement du coup sévère de la fin de la deuxième saison. C’est encore plus vrai de Claire dont le passage au poste d’ambassadrice à l’O.N.U. n’est qu’une étape alimentant passagèrement l’itinéraire de son ambition, itinéraire qui sert ici de fil conducteur. Lire la suite »

Dix films de 2014

1. SILS MARIA,

d’Olivier Assayas (France)

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2. BOYHOOD,

de Richard Linklater (États-Unis)

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3. LÉVIATHAN,

d’Andreï Zviaguintsev (Russie)

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4. Bird People, de Pascale Ferran (France)

5. Only lovers left alive, de Jim Jarmusch (Allemagne, Angleterre)

6. Trois cœurs, de Benoît Jacquot (États-Unis)

7. Timbuktu, d’Abderrahmane Sissako (Mauritanie, France)

8. Interstellar, de Christopher Nolan (États-Unis)

9. A most violent year, de J.C. Chandor (États-Unis)

10. Le Vent se lève, de Hayao Miyazaki (Japon)

et aussi : Black Coal, de Diao Yi’nan (Chine) — Deux jours, une nuit, de Jean-Pierre et Luc Dardenne (Belgique) — Under the skin, de Jonathan Glazer (Royaume-Uni)

et : P’tit Quinquin, de Bruno Dumont

et après coup : Eastern Boys, de Robin Campillo

J’ai vu cette année une cinquantaine de films en salles, en comptant ceux vus à Cannes, soit moins du dixième de ce qui est sorti. L’année dernière, 654 films ont été distribués et il est probable qu’il y en a eu au moins autant en 2014. À défaut d’un bilan exhaustif impossible à dresser, il faut plutôt chercher à décrire les impressions qui resteront de cette année. En vrac donc : Lire la suite »

Smoking / No Smoking

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La ville dans le film noir américain

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VALEUR DE LA VILLE DANS LE FILM NOIR AMERICAIN
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Lorsqu’Ernest Lehman écrit le scénario de North by Northwest pour Alfred Hitchcock, il sait que le cinéaste aime subvertir les codes tacites du cinéma américain, et particulièrement la construction des passages stratégiques (ouverture, climax, clôture). L’ouverture de Dial M for Murder utilise le montage rapide non pas pour accélérer le rythme auquel sont délivrées les informations mais pour brouiller le portrait de Margot Wendice (Grace Kelly), celle de Rear Window présente la même actrice en total décalage avec l’appartement de Jefferies (James Stewart) comme pour dénoncer les procédés habituels pour l’entrée des stars à l’écran. Dans North by Northwest, c’est le climax qui est transfiguré. La poursuite du héros (Cary Grant) par ceux qui veulent l’abattre se déroulera donc dans un espace à l’exact opposé de ceux habituellement montrés : un paysage de champs de blé à perte de vue, en plein jour et par beau temps. Lehman prend alors le contrepied des attentes d’une génération de spectateurs formés dans les années 1940 et 1950 par les films à intrigues policières : le film de gangster, le film policier et avant tout le film noir. Lire la suite »

Le Loup de Wall Street, de Martin Scorsese

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LE PÉDAGOGUE
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Plus que jamais il faut redire que Thelma Schoonmaker est une déesse. Car c’est avec elle que Martin Scorsese monte tous ses derniers films et sans montage ces films ne seraient rien. Dans Le Loup de Wall Street c’est bien en effet par la structure globale – le mouvement du film – et l’organisation du détail – où faire débuter et s’arrêter une séquence, quelle image choisir – que le film brille.

De quoi parle en effet Martin Scorsese en faisant le portrait de Jordan Belfort si ce n’est d’images ? Il faut même dire d’emblée que le film évoque un personnage qui discourt sur des images. Lire la suite »