« La nuit artificielle »

Tag: Melancholia

These Final Hours, de Zak Hilditch

67e Festival de Cannes — lundi 19 mai 2014

These Final Hours de Zak Hilditch. Quinzaine des réalisateurs – Théâtre Croisette J.W. Marriott – 22h

These final hours 2

Le film n’est pas seulement raté : il est indigent et indigeste, ce qui jette un soupçon sur la façon dont sont sélectionnés les films de la Quinzaine des réalisateurs. Il n’y a pas l’once d’une invention, ni visuelle ni narrative. On a, en revanche, droit à tous les pires clichés, exploités sans aucune subtilité.

L’histoire est d’une bêtise sans nom : soit un homme qui plutôt que rester avec sa bien aimée (la brune) pour ses dernières heures décide de prendre la route pour gagner une fête géante où il espère se ravitailler en drogue et où se trouve sa maîtresse (la blonde). Une fois arrivé à destination, il réalise — après que sa maîtresse lui a fait une fellation tout de même — qu’il ne l’aime pas vraiment et préfère sa copine brune : il fait donc demi-tour pour revenir au point de départ.
Ce chemin est rendu plus distrayant par la présence d’une petite fille perdue qu’il récupère in extremis alors qu’elle venait de se faire enlever et qu’il doit ramener à ses parents pour qu’elle puisse mourir auprès d’eux. Lire la suite »

Mon âme par toi guérie, de François Dupeyron, Blue Jasmine, de Woody Allen & Nymphomaniac, vol.1, de Lars von Trier

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MON ÂME PAR TOI GUERIE d’abord. Lire la suite »

Snowpiercer, Le Transperceneige, de Bong Joon-ho

TITANIC SUR RAILS
Sans titre 1

Le dernier film de Bong Joon-ho commence exactement là où l’horreur « 2012 » (R.Emmerich, 2009) finissait. Pour mémoire, le dernier plan du film montrait des passagers montant sur un énorme bateau après que des cataclysmes ont détruit les principales zones de vie sur la planète : grosso modo, les restes de l’humanité sur l’Arche de Noé. Au départ de Snowpiercer, il ne s’agit plus d’un navire mais d’un train qui tourne continuellement autour de la terre. S’arrêter reviendrait à mourir puisque le monde, ayant voulu se sauver du réchauffement climatique, a déclenché une nouvelle ère glacière dont il a perdu le contrôle. Ce train concentrant les derniers humains vivants, on y retrouve à grande échelle une hiérarchisation entre classes : tandis que les passagers de première boivent, se droguent et dansent, les passagers de troisième classe sont enfermés dans les derniers wagons. Tout l’imaginaire noir que le XXème siècle a fait naître autour du train est ici réactivé par le cinéaste : le monde concentrationnaire n’est en effet jamais loin (gardiens dignes de kapos, entassement, perte de l’identité).

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