« La nuit artificielle »

Tag: Arnaud Desplechin

Pères

Non ma fille, tu n’iras pas danser, de Christophe Honoré (2009)

Un conte de Noël, d’Arnaud Desplechin (2008)

 

Un conte de Noël

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Arnaud Desplechin et Emmanuel Bourdieu : Scénario de Un conte de Noël (A. Desplechin – France – 2008)

Séq. 29 & 30. Ext. Boîte aux lettres – Int. Ambulance – Lieu abstrait, quelque part — Jour.

a) D’abord, dans une cour. Un iris presque fermé laisse voir au centre de l’image, Elizabeth qui s’approche vers nous.
Sur l’écran, la 1° journée s’inscrit comme un chapitre en lettres rouges, date et thème :
—–VEND. 22 DECEMBRE – LA LETTRE
Elizabeth ouvre la boîte aux lettres. Il fait froid, soleil d’hiver. Elle porte des lunettes noires, pour cacher ses larmes de la veille.
En insert : une lettre qu’elle ouvre, elle reconnaît l’écriture d’Henri. Lire la suite »

Arnaud Desplechin : « là où ça fait peur »

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« Notes lacunaires » d’Arnaud Desplechin pour la préparation de Rois & Reine (France, 2005)

« Le pari du film tient dans l’idée que la plupart des films psychologiques offrent de faux sentiments en spectacle. Ou des sentiments mièvres. Tièdes ou faux, ces films ne donnent pas une impression d’action. Même obscénité, mêmes clichés dans les films d’Haneke ou dans la mièvrerie française. Dans le premier cas, fascination facile pour une cruauté fantasmée ; dans le lot commun, cet appétit incompréhensible pour un monde mou. Lire la suite »

Fanny et Alexandre, d’Ingmar Bergman

ETRANGE FAMILIARITE

Fanny et Alexandre, I.Bergman, 1982Au festival Lumière de Lyon, Emmanuelle Devos présentait cette semaine Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman. Elle s’inscrivait dans la tradition du festival qui veut que ce soit des personnalités n’ayant ni réalisé, ni assisté, ni joué dans les œuvres projetées qui viennent les présenter. Cette formule trouvait cette fois avec la comédienne du récent Temps de l’aventure (J.Bonnell, 2013) une pertinence particulière. N’ayant rien à voir avec Bergman, elle ne pouvait parler que de son expérience de spectatrice, c’est-à-dire de notre expérience à tous. Or Fanny et Alexandre est d’abord un film pour simples spectateurs, je veux dire pour tous ceux qui auront goûté quelques films avant d’entrer dans cette salle-ci. Le seul aspect que j’évoquerai ici est le pouvoir de fascination qu’exerce le film sur le spectateur, fascination née de l’actualisation de tout un héritage (de toute une mythologie ?) de cinéma.
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