« La nuit artificielle »

Tag: Alfonso Cuarón

The Revenant d’Alejandro González Iñárritu

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VANITÉ DES VANITÉS
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Magnifique par sa lumière et la plupart de ses cadres, le dernier film d’A. G. Iñárritu est d’une vanité absolue quand il s’agit de renouveler le film de survie ou de susciter la plus petite émotion sensorielle. Le mariage entre film de survie et film de revanche qu’il propose dès le début laissait pourtant espérer un développement plus original que n’est le film après deux heures trente. Et sans prendre l’originalité pour seul critère, le film déçoit aussi par sa lourdeur explicative.

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Her, de Spike Jonze

L’IMAGE MANQUANTE

Le début du film jusqu’à cette scène d’amour est assez passionnant. Description de notre monde dans un autre temps ; donc description d’un autre monde où les technologies numériques se sont perfectionnées jusqu’à devenir de plus en plus semblables aux hommes. C’est donc naturellement que Theodore Twomble (Joaquin Phoenix) achète un assistant virtuel sur téléphone portable qui se révèle être une femme à la voix sensuelle et qui choisit pour nom « Samantha »(Scarlett Johansson). Il en tombe amoureux et avant la moitié du film, les deux personnages « font » l’amour.

La séquence commence de la même façon qu’une scène de sexe virtuel antérieure où Theodore se retrouvait à parler avec une inconnue rencontrée sur un chat d’adultes au milieu de la nuit. La caméra au-dessus du visage du personnage, filmé en plan rapproché : image conforme aux visages filmés en webcam et qui flottent par milliers dans l’océan d’Internet. Theodore et « Samantha » entament donc un ébat virtuel plus réussi que celui qu’il avait eu avec l’inconnue. Un peu avant qu’ils parviennent à l’orgasme, l’image s’efface et le noir gagne tout l’écran. Ne restent plus alors que deux voix qui flottent et dont la corporéité ou la virtualité est indiscernable. Sa voix à lui ne vaut pas plus que sa voix à elle. Le film réussit alors, et de la moins spectaculaire des façons, à s’élever à la hauteur d’un questionnement métaphysique que son dispositif rendait pourtant incontournable. Lire la suite »

All is lost, de J. C. Chandor

Sans titre 7LES DEUX INFINIS
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En 2011, J.C. Chandor avait tourné Margin Call qui montrait la naissance de la crise mondiale de 2008 à partir des bureaux d’une agence financière, à New York. Le film jouait alors du contraste entre l’ampleur du cataclysme qu’on connaît (échelle mondiale) et la taille du foyer d’où est parti l’incendie (un étage de building américain). On retrouve cet affrontement d’échelles dans All is lost puisque passées les premières minutes du film, qui fonctionnent comme un sas d’entrée dans ce monde étranger qu’est l’océan Indien, une question se pose : Qu’y a-t-il à voir ou à comprendre derrière l’histoire de cet homme, seul sur son bateau ? Lire la suite »

Dix films de 2013

1. LA VIE D’ADELE,
d’Abdellatif Kechiche (France)adele

2. L’INCONNU DU LAC,
d’Alain Guiraudie (France)inconnu3

3. A TOUCH OF SIN,
de Jia Zhang-ke (Chine)

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4. Mud : Sur les rives du Mississippi, de Jeff Nichols (États-Unis)

5.Django unchained, de Quentin Tarantino (États-Unis)

6.Snowpiercer, le Transperceneige, de Bong Joon-ho (Corée du Sud, États-Unis)
Michael Kohlhaas, d’Arnaud des Pallières (France)

8.The Immigrant, de James Gray (États-Unis)
Inside Llewyn Davis, de Joel et Ethan Coen (États-Unis)

10. Grand Central, de Rebecca Zlotowski (France)
Le Temps de l’aventure, de Jérôme Bonnell (France) *

LE VISAGE DE 2013

Tirer la synthèse d’une année de cinéma est impossible, et d’autant plus pour 2013. Cette année encore le nombre de films a augmenté (plus d’une quarantaine de films par mois) et il est donc quasiment impossible de tout voir. Surtout, et c’est plus intéressant, beaucoup de films cette année ont cherché à tracer un sillon qui leur soit propre, rendant difficile toute tentative de regroupement en catégories distinctes. Lire la suite »

Gravity, d’Alfonso Cuarón

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Qu’est-il encore possible de dire sur Gravity après l’avalanche critique à la sortie du film ? Avant d’aller à l’analyse (ce que la presse a plus ou moins habilement tenté de faire) il faut revenir à l’impression du spectateur. Cela permettra d’enrayer ce qui risque de se produire avec un film de ce genre : que le public, sortant de la salle, se rappelle ce qu’il a entendu, ou qu’il lise des choses qui ne correspondent pas à la sensation que le film a provoquée en lui. Ce risque est très grand aujourd’hui tant les articles et émissions en tous genres ne s’attachent qu’à certains aspects du films importants mais partiels. En sortant d’une salle de cinéma, et même pendant un film, la pensée n’est pas encore ramifiée : il n’y a pas dans notre tête de longs développements analytiques mais une ou deux sensations, parfois nuancées mais toujours relativement simples. Lire la suite »