« La nuit artificielle »

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Les Éternels, de Jia Zhang-ke

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Ce qui impressionne le plus dans le dernier film de Jia Zhang-ke est l’amplitude de son regard. De la Chine, on ressent le battement du cœur, quelque chose d’aussi puissant que ce que fait Andreï Zviaguintsev en Russie (voir Léviathan) et dont on est forcé de constater qu’il n’y a pas d’équivalent en France. Ce qui fascine dans Les Éternels n’est pas la puissance du discours qu’on trouverait en filigrane — de discours, on ne trouve pas trace — mais l’ambition qu’on sent dans le geste du cinéaste, de donner à voir et sentir quelque chose de l’époque. Le sujet du film, s’il fallait en identifier un, serait quelque chose comme « une histoire d’amour en Chine au début du XXe siècle ». En suivant sur 20 ans la trajectoire de Qiao (ZHAO Tao), son héroïne amoureuse de Bin (LIAO Fan) petit caïd au début du film, Jia Zhang-ke dessine un paysage en mouvement de cet État-continent. Libre à nous d’en saisir ce qu’on peut et de discourir à partir de ça car le film, lui, travaille davantage l’absence de sens que la révélation ou transmission d’une vérité qu’il aurait mise au jour. Lire la suite »

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Stanley Kubrick

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STANLEY KUBRICK

« Dans l’histoire du cinéma, Kubrick restera donc comme la figure de l’Auteur triomphant, du cinéaste-artiste complet. (…) On oubliera que Kubrick n’a jamais remporté le moindre Oscar et que l’establishment hollywoodien s’est toujours défié du reclus d’Angleterre, jusqu’à ce que la génération des années 1970 (de Coppola à Lucas/Spielberg) s’en empare comme héros et modèle à suivre. » (Frédéric Bonnaud) Lire la suite »

Gravity, d’Alfonso Cuarón

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Qu’est-il encore possible de dire sur Gravity après l’avalanche critique à la sortie du film ? Avant d’aller à l’analyse (ce que la presse a plus ou moins habilement tenté de faire) il faut revenir à l’impression du spectateur. Cela permettra d’enrayer ce qui risque de se produire avec un film de ce genre : que le public, sortant de la salle, se rappelle ce qu’il a entendu, ou qu’il lise des choses qui ne correspondent pas à la sensation que le film a provoquée en lui. Ce risque est très grand aujourd’hui tant les articles et émissions en tous genres ne s’attachent qu’à certains aspects du films importants mais partiels. En sortant d’une salle de cinéma, et même pendant un film, la pensée n’est pas encore ramifiée : il n’y a pas dans notre tête de longs développements analytiques mais une ou deux sensations, parfois nuancées mais toujours relativement simples. Lire la suite »