« La nuit artificielle »

Tag: Sueurs froides (Vertigo)

Jacques Rancière sur Jean-Luc Godard, Hitchcock et Vertov.

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Hitchcock / Vertov / Godard

(à partir de « Le vertige cinématographique : Hitchcock-Vertov et retour », Les Ecarts du cinéma de Jacques Rancière)

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Problématique du spectateur (Sueurs froides, d’Alfred Hitchcock)

PROBLÉMATIQUE DU SPECTATEUR

L’ouverture de Vertigo d’Alfred Hitchcock est la meilleure introduction au questionnement sur la place du spectateur.

1Le film raconte dans ses grandes lignes la fascination d’un homme pour une femme et ses conséquences. John Ferguson, surnommé Scottie, (James Stewart), policier sur la touche, est chargé de suivre Madeleine, la femme d’un de ses amis, prétendument habitée par une de ses ancêtres. Il la surveille jusqu’à ce qu’en trompant sa vigilance elle 3parvienne à se suicider. Mais bientôt elle semble revenue d’entre les morts en la personne de Judy, une jeune femme qui lui ressemble à s’y méprendre. La fin du film apprendra qu’il n’y a depuis le début qu’une seule femme. Judy est en fait la maîtresse de l’ami de Scottie et le couple adultère cherche à se 2débarrasser de la femme légitime. Scottie, n’ayant jamais vu Madeleine, croit la voir lorsqu’il rencontre en fait Judy… qui le mène à la baguette jusqu’au meurtre de la vraie Madeleine (l’épouse jetée du haut d’un clocher) qu’il croit être un suicide (prise de démence, elle se serait jetée volontairement). Lire la suite »

Gravity, d’Alfonso Cuarón

Sans titre 4

Qu’est-il encore possible de dire sur Gravity après l’avalanche critique à la sortie du film ? Avant d’aller à l’analyse (ce que la presse a plus ou moins habilement tenté de faire) il faut revenir à l’impression du spectateur. Cela permettra d’enrayer ce qui risque de se produire avec un film de ce genre : que le public, sortant de la salle, se rappelle ce qu’il a entendu, ou qu’il lise des choses qui ne correspondent pas à la sensation que le film a provoquée en lui. Ce risque est très grand aujourd’hui tant les articles et émissions en tous genres ne s’attachent qu’à certains aspects du films importants mais partiels. En sortant d’une salle de cinéma, et même pendant un film, la pensée n’est pas encore ramifiée : il n’y a pas dans notre tête de longs développements analytiques mais une ou deux sensations, parfois nuancées mais toujours relativement simples. Lire la suite »