Fanny et Alexandre, d’Ingmar Bergman

ETRANGE FAMILIARITE

Fanny et Alexandre, I.Bergman, 1982Au festival Lumière de Lyon, Emmanuelle Devos présentait cette semaine Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman. Elle s’inscrivait dans la tradition du festival qui veut que ce soit des personnalités n’ayant ni réalisé, ni assisté, ni joué dans les œuvres projetées qui viennent les présenter. Cette formule trouvait cette fois avec la comédienne du récent Temps de l’aventure (J.Bonnell, 2013) une pertinence particulière. N’ayant rien à voir avec Bergman, elle ne pouvait parler que de son expérience de spectatrice, c’est-à-dire de notre expérience à tous. Or Fanny et Alexandre est d’abord un film pour simples spectateurs, je veux dire pour tous ceux qui auront goûté quelques films avant d’entrer dans cette salle-ci. Le seul aspect que j’évoquerai ici est le pouvoir de fascination qu’exerce le film sur le spectateur, fascination née de l’actualisation de tout un héritage (de toute une mythologie ?) de cinéma.
Lire la suite »