« La nuit artificielle »

Tag: cinéma français

Caché, de Michael Haneke

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Dans les redécouvertes de l’été, Caché (2005), de Michael Haneke pour qui je n’ai jamais eu d’affection particulière mais qui signe là un chef-d’œuvre. Haneke semble souvent franchir la limite où la pensée de la violence se transforme en son exercice. La situation dans laquelle se trouve le spectateur de Funny Games ou d’Amour met à juste titre très mal à l’aise. Quant au Ruban blanc, il reste très théorique, et relève peut-être plus de la démonstration que d’une démarche de questionnement ouverte. Ce film, néanmoins, est peut-être celui qui a le plus à voir avec Caché car la démarche d’Haneke y est comparable parce qu’exactement symétrique. Lire la suite »

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La Cérémonie de Claude Chabrol

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Les pieds sur terre – France culture :
« Au lycée Alfred Kastler de Cergy Pontoise (95), des élèves de terminale regardent et commentent le film de Claude Chabrol La Cérémonie (1995) dans lequel une bonne (Sandrine Bonnaire) et une postière (Isabelle Huppert) font face à une famille bourgeoise. Rencontre autour du thème de la lutte des classes. »
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AprèsLa Cérémonie - Chabrol

>>> propos de Claude Chabrol ; >>> Rien ne va plus de Claude Chabrol

Femmes entre elles

FEMMES ENTRE ELLES

Ces derniers mois sont sortis quelques films intéressants qui avaient pour héroïnes des femmes marquantes :

Irréprochable de Sébastien Marnier

La très grande précision du jeu de Marina Foïs est la première chose à noter dans ce premier film. Contrairement au nom qu’elle porte, Constance, la femme qu’elle joue est instable et n’a pas la lucidité suffisante pour devenir une froide calculatrice. Il y a du calcul dans ses actes, mais pas seulement et c’est ce qui la rend touchante. Jusqu’au bout, elle avance vers la catastrophe et le crime en paraissant l’ignorer. Elle ment tout le temps, semble dangereuse, mais la froideur qu’on pourrait trouver chez elle est remplacée par un flottement étrange, presque un aveuglement vis-à-vis de soi. Dans une maison où elle s’est introduite et un lit qui n’est pas le sien, elle remplit naturellement une grille de sudoku avant de se rendre compte que ça pourrait la trahir. Elle est déjà ailleurs, et pourtant toujours là, comme dans cette autre séquence, en boîte de nuit. Le monde du mensonge et le monde réel se rencontrent mais au lieu de se résoudre en un orage violent, le choc laisse le personnage paralysé, sidéré, le temps d’un long plan où, réfugiée contre un mur dans un coin de la salle, Constance est éclaboussée par les stroboscopes. Lire la suite »

Quand on a 17 ans, d’André Téchiné

vlcsnap-2016-04-03-03h07m01s164ÉLOGE DU MOUVEMENT ET DE LA CONFIANCE vlcsnap-2016-04-03-03h07m02s430

Avec Quand on a 17 ans, le cinéma d’André Téchiné retrouve l’extraordinaire vitalité qu’il avait perdue depuis Les Témoins (2007). A l’image des deux personnages centraux qui ne cessent de se jeter l’un contre l’autre pour se battre, le film étonne d’abord par l’énergie sauvage de sa mise en scène. Fidèle à lui-même, Téchiné déploie par la suite son goût du romanesque qui sert ici à contourner les pièges du naturalisme et du cinéma psychologique pour rendre disponible au cœur de son cinéma : une sagesse de l’apaisement, résolument optimiste.   Lire la suite »

Sur Mon roi (de Maïwenn) et d’autres films

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LES NEO-BEAUFS FONT DU CINEMA :
Apogée du cinéma néo-beauf et mort de la mise en scène
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Vincent Cassel a de quoi être content. Grâce à Maïwenn (Mon roi), quelques mois après Jean-François Richet (Un moment d’égarement), il confirme son entrée dans ce qu’il convient d’appeler « cinéma néo-beauf ». Apparue il y a quelques années, cette appellation due à Vincent Malausa, est de plus en plus pertinente quand il s’agit d’appréhender un certain type de films français. Quelques étapes permettent de retracer la naissance de ce sous-genre qui s’était jusqu’alors davantage illustré du côté de la comédie et qui atteint aujourd’hui une première apogée en récoltant reconnaissance publique et critique.

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