« La nuit artificielle »

Mois : février, 2016

The Revenant d’Alejandro González Iñárritu

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VANITÉ DES VANITÉS
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Magnifique par sa lumière et la plupart de ses cadres, le dernier film d’A. G. Iñárritu est d’une vanité absolue quand il s’agit de renouveler le film de survie ou de susciter la plus petite émotion sensorielle. Le mariage entre film de survie et film de revanche qu’il propose dès le début laissait pourtant espérer un développement plus original que n’est le film après deux heures trente. Et sans prendre l’originalité pour seul critère, le film déçoit aussi par sa lourdeur explicative.

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Carol de Todd Haynes

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UN GRAND FILM MENTALvlcsnap-2016-02-08-01h07m45s492

Les premières images marquantes du film de Todd Haynes montrent un trajet en taxi dans un New York plongé dans la nuit. Nous sommes en hiver et dehors les hommes portent des chapeaux et des costumes sombres, les femmes des manteaux de fourrure. C’est le paysage aux couleurs désaturées que s’est attaché à peindre Hopper, passant du noir et blanc à la couleur.

Dans le taxi est assise une jeune femme derrière les vitres embuées. Son visage est un peu flou mais on distingue, entre les taches de condensation, deux yeux perdus sur les rues qui défilent ; des yeux qui s’attardent sur les pas d’une grande femme blonde, Carol, qui marche à l’extérieur accompagnée d’un homme. Ce sont les deux personnages qu’on a vus juste avant la scène du taxi, dans la première séquence du film. Il est encore impossible de dire qui ils sont vraiment, seulement que cet homme a interrompu une fin de dîner entre les deux femmes et que Carol (Cate Blanchett) a abandonné la jeune femme du taxi (Rooney Mara) pour le suivre. Dans le taxi, les yeux de Rooney Mara attrapent au vol une autre image de Carol : le souvenir de son apparition dans un grand magasin de jouets new-yorkais. Lire la suite »