Lumière

par Lamara Leprêtre-Habib

Et Hollywood recréa le monde en séparant la lumière des ténèbres.

La Prisonnière du désert (The Searchers) de John Ford (Etats-Unis – 1957)
L’Aurore
 de Friedrich W. Murnau (Etats-Unis – 1927)

« Ce rectangle de porte ou de fenêtre qui accentue l’acte de voir, guide le regard vers un espace lui-même organisé, l’encadrement classique soulignant moins l’opération de perception que la structure qui ordonne les choses. Ford maintient le personnage au centre de l’encadrement, et le dessin ordonné de la porte souligne une organisation alors même qu’il masque la composition et bouche l’espace. Cette trouée gagne alors une fragilité, et lorsque la porte s’accompagne d’une silhouette contemplatrice, Ford retrouve la posture des peintures romantiques : le corps humain redevient frontière interrogatrice et fragile entre deux règnes. » (Pierre Berthomieu, Le Temps des géants, p.205)

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